Mes 1eres plongées solo en sout

Publié le par Satyre

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J’avais prévu de mettre à profit le pont du 1er novembre pour retourner à Budapest, ville que j’ai tant écumée  dans une autre vie. Mais cette fois ci mon objectif était plongistique, afin de caresser un vieux rêve : plonger dans les entrailles de la ville et découvrir les merveilles qui s'y cachent : Molnar Janos et la mine de Kobanya.

Hélas, ce projet bien ficelé et planifié s’est heurté à la fatalité. Un plongeur a malheureusement perdu la vie à l’issue d’une plongée il y a deux mois. Suite à cette tragédie, une décision administrative fut prise : Plongées Interdites jusqu’à nouvel ordre. Qu’importe, à Budapest j’irai, mes amies je retrouverai et la fête je ferai !

Hélas, le sort continue de s’acharner et cette fois ci c’est du côté de l’Auvergne que ça se passe. Un projet qui prend du retard, un business qui s’inquiète et un couperet qui tombe : pas de pont !

La situation finit par se décanter et je prends le parti de tirer avantage de n’être qu’à 2h30 de chez André Grimal. Je me rabats donc vers les grottes du Lot. Le hic c’est que je n’ai pas de binôme de prévu pour ce WE. Mais c’est plein d’optimisme que je prends la route le samedi en direction de chez André en me disant que je croiserai forcément un groupe de plongeurs et qu’ils accepteront sans doute un compagnon de plus.

OB012536 J’opte pour la Nationale. La température est agréable et le soleil est de la partie. Du coup, la route est un vrai régal pour les yeux. Les arbres ont revêtu les couleurs automnales et c’est une symphonie de tons chatoyants alternant entre le jaune et le rouge/roux. C’est magique, surtout quand les paysages sont accidentés. C’est vers 16h que nous arrivons à l’Air des Vasques du Quercy. Ce WE, je voyage léger. Je n’ai en tout et pour tout que mon 2x12L et un relais 7L. Je fais gonfler les blocs, un top au Nx32 dans le 2x12L et du Nx70 dans la 7L. Je prends mon temps et j’attends le retour des plongeurs. André me dit que le WE est relativement calme mais que la semaine à venir sera elle plutôt chargée.

Alors que nous discutons, Alban rentre avec une élève. Je m’enquiers des conditions de plongée et de la possibilité de plonger avec lui le lendemain. Alban est d’accord sur le principe tout en portant à mon attention la faible probabilité qu'il ne plonge le lendemain. C’est son dernier WE à Gramat avant de retourner sur Tignes pour la saison d’hiver et sauf changement, il profitera probablement de sa journée pour ranger et faire sécher son matériel. Sur ces entrefaites, une voiture se gare et je vois en descendre deux plongeurs dont un que je connais pour l’avoir croisé quelques fois. Après les salutations d’usage, je m’enquiers de leurs plongées de la journée. Ils reviennent du Ressel et m’apprennent que le Célé est toujours aussi bas. En plus la rivière pénètre dans le Ressel ce qui fait que l’eau y est froide et aussi la visibilité est moyenne jusqu’au shunt. Dans la discussion, je glisse que je suis seul et que je cherche une équipe sur laquelle me greffer pour mes plongées du lendemain et du surlendemain. Dans le cas contraire, je plongerai seul mais Nymphette n’est pas vraiment pour savoir son Satyre évoluer seul sous l’eau que ce soit sous terre ou non. Je reconnais là ma patte et toute la pression que je lui ai mise pour qu’elle devienne plus qu’une plongeuse, un bon binôme. Mes interlocuteurs ne sont pas très emballés, je sens de la réticence, je n’insiste pas mais je pars en gardant la porte ouverte.

Avec Nymphette, nous allons prendre nos quartiers dans la maison d’hôtes que j’ai réservée. Arrivés sur place, je me gare dans la cour de ce qui semble être une ancienne station-service. J’appelle et je demande si je suis bel et bien au bon endroit. La réponse est affirmative je suis bien là où je dis être. En revanche mon interlocutrice m’indique ne pas avoir de réservations à mon nom. La discussion devient comique avec d’une part votre serviteur qui avec force de détails explique avoir réservé et avoir eu une confirmation et cette dame que je ne vois point qui m’affirme ne pas avoir de réservation à mon nom. Alors que nous nous apprêtions à partir, elle demande si nous savons où dormir. Notre réponse est bien entendue négative. Elle nous indique alors avoir de la disponibilité suite à une annulation de dernière minute. Elle nous propose de visiter la chambre si nous voulons bien. Nous acquiesçons et nous rentrons. Une longue phase de palabres débute alors d’autant plus que son époux est contre le fait que nous nous installions chez eux sachant que nous avons une réservation ailleurs quand bien nous sommes incapables de dire où. Nous finissons par visiter la chambre et convenons de rester chez eux.

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Apres toutes ces émotions, c’est en direction de Rocamadour que nous nous dirigeons pour diner. Pour nous mettre en appétit, nous visitons un peu la ville et vers 20h, c’est dans un petit restaurant coquet que nous nous installons table pour un diner qui mettra nos papilles en émoi. C’est alors que mon téléphone sonne. Une dame s’inquiète de ne pas nous voir arriverL. Comme je le présentais, j’ai eu quelqu’un au téléphone mais j’ai copiée les coordonnées d’une autre personne. J’explique à cette personne ma méprise et l’informe que conformément à ce qui était prévu initialement, ne nous étant engagé que pour une nuit, nous souhaiterions pouvoir venir chez elle à partir du lendemain. Voilà une affaire de rondement récupérée avant qu’elle ne parte en dérive. Je rejoins Nymphette et le régal peut commencer : Foie gras mi-cuit et poêlé, magret et confit de canard, Rocamadour et enfin en dessert tarte aux noix. Nous accompagnons le tout d’une bouteille de Cahors de bonne facture. Nous serons parmi les derniers à quitter le restaurant et nous rentrons pour une bonne nuit de sommeil.

 

En rentrant, nous sommes invités par notre hôtesse à se joindre à elle pour regarder la TV mais nous sommes bien trop fatigués. Je lui dis avoir retrouvé le contact de ma réservation et cette nouvelle la soulage. Une fois allongés, nous nous endormons comme des masses. C’est du sommeil du juste que nous dormirons et ce n’est que vers 10h le lendemain que nous nous éveillerons avec l’aide du réveil. Nous descendons pour le petit déjeuner. Notre hôtesse est pleine d’attention, c’est une grand-mère qui est encore très active. La table est couverte de confitures diverses et variées, toutes faites maison dont une à la tomate qui fera particulièrement mon bonheur ce matin. Le petit-déjeuner est un agréable moment de partage. Je leur parle de la plongée spéléo dans leur département, ils nous font part de leur vision de l’accueil et nous donne quelques bons plans. C’est repus que nous prenons congé.

Chemin faisant vers Padirac où se trouve notre chambre d’hôtes nous nous arrêtons dans un patelin voisin où se tient une foire aux Noix qui nous a été recommandée pendant le petit déjeuner qui n’avait de petit que le nom. L’ambiance est sympathique et comme le soleil est de la partie, on n’en oublie presque que l’on est le 30 octobre tant les températures sont clémentes. Nous reprenons notre route et au bout d’un petit chemin nous arrivons dans la cour d’une authentique ferme. L’étable est à un jet de pierre, il y a des canards et des oies dans la cour. Nous prenons possession de notre chambre et puis prenons la direction du fameux Gouffre de Padirac. A notre arrivée, face à la longueur de la queue, je convaincs Nymphette qu’il est déraisonnable de patienter si longtemps. Nous reviendrons demain. Nous filons direction Gramat avec un arrêt à l’Hospitalet pour acheter du foie gras et quelques conserves de spécialités régionales.

Arrivés chez André, nous retrouvons Alban en mode rangement et séchage. Nous en profitons pour l’interroger sur la plongée sous glace, activité que nous nous voyons bien tenter cet hiver. Je commence à me préparer tout doucement, sans stress quand arrivent les plongeurs que j’ai croisés hier. Ils reviennent de Saint Georges. Ils me demandent ce que je compte faire. Je leur dis compter aller plonger avec eux si possible, sinon ça sera Cabouy ou le Ressel, avec une forte préférence sur Cabouy. Celui que je connais essaie de me convaincre que le Ressel est mieux adapté pour une solo. Il avance plusieurs éléments mais n’ayant pas envie de remonter le Célé à pieds, je réfute tous ses arguments. Il me prend à part et m’explique que leur groupe est très hétérogène. Il est Full Cave, son comparse est Intro to Cave ça sera la 1ere plongée souterraine de leur ami. Il craint donc que je ne me sente bridé. Je lui propose que nous plongions ensemble et qu’en fonction de leur point de demi-tour, je prendrai la décision de poursuivre ou pas en solo. Je promets de ne pas être « pushy »et de leur donner un coup de main pour encadrer leur ami. Il finit par acquiescer. Alors que je charge ma voiture, je les vois pourtant quitter Gramat. Ils me disent alors partir en avance afin de bénéficier de plus de temps pour se préparer (surtout pour le novice). Je pars donc une vingtaine de minutes plus tard après avoir récupérer une vielle paire de gants avec Alban. Et quand j’arrive à Cabouy, ils sont en train de s’équiper. La source est magnifique. L’eau est claire malgré une couleur proche du vert fluo. Lors des récents travaux de la fluorine a été déversée dans le réseau. Le contraste avec le jaune des feuilles est de toute beauté. Je décharge mon matériel et je m’équipe aussi vite que possible à mon tour pour me mettre à l’eau. Juste avant je demande à Nymphette de revenir une heure plus tard.

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Je rejoins mes compagnons de plongée et à ma grande surprise à peine suis-je arrivé à leur hauteur qu’ils vident leurs wings/stabs et amorcent leur descente. Je m’empresse de purger ma wing à mon tour et de les suivre aussi vite que mes oreilles me le permettent. Mais une fois arrivé à l’entrée de la galerie, je ne les retrouve pas.  Surpris, je me pose et j’observe autour de moi tentant de déceler la lumière de leurs phares perçant la turbidité de l’eau. Rien, je ne vois rien. L’ambiance est particulière avec le rayon laser façon Star Wars qui sort du phare sur quelques centimètres. Pour me rassurer, je pratique mes V-Drills. C’est moins fluide avec la Weezle Extreme+ que ça ne l’était avec l’Aqualung Artic 100 la dernière fois. Néanmoins, la fermeture du robinet du manifold central se fait rapidement. Donc me voilà opérationnel. Je débute donc ma progression dans la galerie. La visibilité comme souvent est plus que moyenne dans les premiers cent mètres. Je me demande où sont les autres et je commence à penser que je les ai dépassé sans m’en apercevoir. Je suis assez mal à cette idée. Je finis par m’arrêter d’une part pour les attendre et d’autre part pour tester ma nouvelle lampe de backup. C’est une Hollis LED5. Le hic, c’est qu’elle est bien trop grosse pour tenir sur un harnais. Je l’ai stockée dans une des poches de ma combinaison. Son faisceau mis côte à côte de celui de mon phare Hollis LED 16W est assez similaire mais le phare perce plus loin. Je ne savais que faire de cette lampe et je pensais la mettre en vente. Pour le coup, je me dis qu’il serait plus opportun de la conserver comme phare de voyage. Tant qu’à jouer avec des lampes, je profite de l’instant pour déployer mes lampes de backups. Je reprends ma ballade, Cabouy étant la source que j’ai le plus plongé dans le Lot, sans affirmer être déjà en mesure de reconnaitre la topographie des lieux, ils me semblent familiers. Je vois une nifargus dans le halo, je continue à me demander où sont ceux qui devaient être ma « palanquée » et surtout à quel moment ai-je pu les dépasser. Un coup d’œil sur mon mano et je me rends compte que j’approche des ¼, je suis à 160 bars quand devant moi apparaissent trois halos. Je pense d’abord à des plongeurs partis de Pou Meyssan mais non ceux sont bien ceux avec qui je devais aller plonger. Je suis sur le cul. Je n’aurais pas pris la responsabilité d’emmener aussi loin quelqu’un pour sa 1ere plongée sout. A la louche, compte tenu de ce qui est ma vitesse de progression moyenne nous devons à minima à 250m de l’entrée. Nous nous croisons, je leur fais signe OK, j’ai un OK en réponse, ils poursuivent vers la sortie tandis que moi je continue mon exploration. Environ cinq minutes plus tard, je suis au quart, je fais donc demi-tour. Chemin faisant, j’analyse la situation. Je suis assez mécontent mais d’un autre côté, je dois admettre que je leur avais forcé la main. Je suis plus secoué par la distance de pénétration pour une initiation…

Je poursuis ma plongée sereinement, je m’approche de la sortie, et j’entame mes paliers de déco, car j’ai gardé les GF de ma semaine de plongée au Trimix. J’ai donc un GF 30/70. Je finis mes paliers dans la vasque à observer les jeux de lumière dus à la fluorine. Au bout de 54 minutes, je fais surface et je me dirige vers le parking.

Les paramètres de la plongée sont :

  • Profondeur : 32 mètres
  • Durée : 54 minutes
  • Température : 12°C
 Cabouy 20111030

J’ai une envie pressante d’uriner depuis 4 à 5 minutes. Arrivé sur place, on me demande comment c’est passé cette première plongée solo. Je réponds cordialement mais écourte la discussion pour me libérer de mon équipement et me vider la vessie. Je me ne suis pas loin de me pisser dessus. Je reviens ensuite pour papoter le plus naturellement du monde avec mes « binômes » et échanger quelques impressions. Nymphette qui était allé visiter Rocamadour, arrive peu de temps après. Je me change et nous repartons vers Gramat. Je fais toper le bi au Nx32.

Ce soir nous allons diner à Martel. Je ne connais pas particulièrement cette ville que j’ai juste traversé de nombreuses fois en sortant ou en allant vers l’autoroute. Nous y arrivons assez tôt même si la nuit est déjà tombée depuis longtemps. Nous déambulons dans la ville et nous finissons par trouver un petit restaurant. Ce soir encore, nous allons de nouveau avoir une farandole gustative. Les spécialités régionales arrosées de Cahors nous régalent encore plus que la veille pour un rapport qualité/prix impressionnant. Nous rentrons tard à la ferme pour une nuit de repos et de digestion.

 

Lundi, quand le réveil sonne la sortie du lit est difficile. Au petit déjeuner, nous aurons dans nos bols du lait de la ferme, peut-être même de la traite du matin J, et encore de la confiture maison J. Une fois rassasié, nous allons à Padirac. La queue est moins étirée que la veille mais est quand même conséquente. Après une bonne grosse heure d’attente nous sommes en possession du sésame d’entrée. Ce n’est que la nième fois que je visite Padirac, mais je suis heureux de le faire une fois de plus avec Nymphette. La visite est agréable et après une heure et demie, nous retrouvons la surface. Cette visite m’a inspiré et pour ma plongée de la journée, je vais aller plonger à Saint George, qui est une des résurgences de la rivière souterraine traversant Padirac. Nous nous rendons à Gramat pour que je puisse récupérer mon matériel de plongée. Alban m’explique comment me rendre à Saint George. Nous prenons la route et en suivant les indications, je n’ai aucune difficulté à retrouver l’endroit. OA312361

 

Arrivés sur place, nous sommes accueillis par un vacarme assourdissant. Deux plongeurs polonais font tourner leur compresseur. J’ai bien envie de leur donner l’adresse d’André : ils iront plus vite et ça sera moins bruyant J. Je m’enquiers des conditions de plongées : elles sont bonnes. L’eau dans la vasque est de toute beauté. Et depuis la surface on voit de nombreux poissons.

 

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Je me prépare et je m’immerge pour une durée de 45 minutes. J’entame ma descente dans la diaclase en suivant le fil. Je prends conscience que celui-ci n’est pas bien fixé et bien que tendu, il a tendance à aller dans des sections piège. En cas de sortie avec zéro visibilité, je ne pourrais pas sortir en le suivant. Donc au fur et à mesure de ma progression, je le déplace et le réamarre pour palier à ce risque. La galerie est splendide avec une visibilité meilleure que lors de ma première immersion ici avec Pascal Bernabé. Je reconnais un peu la galerie. Je vois quelques départs de lignes secondaires mais décide de rester sur la ligne principale jusqu’à ce que je remarque un départ qui mène semble-t-il vers une cloche. J’amarre mon jump reel au fil principal et remonte vers la poche d’air. Cette poche est bien plus vaste que celle que je connais dans le Ressel. Je regarde mon ordinateur et ça fait déjà 15 minutes que je suis sous l’eau. Je redescends vers la ligne principale et une fois mon dévidoir rembobiné et ma flèche récupérée, je décide de faire demi-tour. Nymphette m’attend et je ne veux pas être en retard. Ça fait 18 minutes que je suis parti. Je palme vers la sortie et à ma grande surprise ma vitesse de progression est de loin supérieure à ma vitesse de pénétration. J’admire quand même les volumes et les sculptures de la roche au fur et à mesure de mon évolution et 38 minutes plus tard je fais surface après un stop de sécurité de 3 minutes dans la vasque qui m’a permis d’approcher un brochet et perches (nageoires rouges) que je pensais être des truites.

Les paramètres de la plongée sont :

  • Profondeur : 30 mètres
  • Durée : 39 minutes
  • Température : 13°C
 StGeorges 20111031

J’ai envie d’uriner comme jamais. Ma vessie est pleine à craquer. J’ai l’impression d’être victime d’une accélération de diurèse d’immersion. J’essaie de me déséquiper mais je ne suis hélas pas assez rapide et je ne peux m’empêcher de me relâcher. La miction commence irrémédiablement et je sens ma vessie se vider petit à petit. Me voilà quitte pour non seulement prendre une bonne douche mais surtout je devrais laver ma combinaison étanche.

On retourne ensuite chez André et je vois la camionnette des Polonais à côté d’un des studios. Ils connaissent donc la station mais préfèrent gonfler eux même.

C’est la fin de mes plongées du WE. Je laisse mon matériel à sécher et nous filons vers Padirac. La douche me fait un grand bien. Nous nous décidons d’aller diner à Souillac. Nous avons juste oublié que nous sommes lundi et bien que ce soit le WE du 1er novembre avec un pont tout est fermé. Nous retournons à Rocamadour et à notre arrivée vers 21h30, impossible de trouver un restaurant qui serve encore. Nous nous rendons ensuite d’aller au Casino à Alvignac, avec un peu de chance peut être que nous trouverons de quoi diner. A notre arrivée, le restaurant est toujours ouvert. L’hôtesse d’accueil nous indique que le service est toujours ouvert avant de se raviser moins d’une minute plus tard : ce soir ça ne va pas être possible L. Nous nous dirigeons vers le bar et nous nous contenterons d’une bière.

Mardi matin, nous prenons un copieux petit déjeuner puis nous nous rendons à Sarlat. Nous visitons la ville et déjeunons dans un restaurant du centre-ville après avoir fait des emplettes au marché. Après quoi nous rentrons sur Clermont-Ferrand contents de notre WE, les yeux et les papilles ravis.

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Il n’y a aucun doute, nous referons des WE dans le Lot ensemble et vu l’intérêt que Nymphette a porté aux solutions permettant de monter un bi sur une stab classique, je ne serai pas surpris qu’elle soit tentée de plonger à son tour.

 

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J’ai beaucoup aimé mes plongées en solo. Je me suis rassuré sur ma capacité à appréhender le milieu souterrain en solo et cela sans angoisse. Bien entendu, il y a une bonne dose de stress et il est important d’être confiant en ses acquis et surtout de bien avoir envisagé des procédures de réchappe. Sur ce point, en dépit du fait que j’ai passé beaucoup de temps lors de mes dernières plongées à faire des V-Drills, je pense qu’une bouteille relais (S80) en plus du 2x12L est un impératif combiné avec une bonne gestion des gaz. La prochaine fois que je plongerai en solo, j’utiliserai comme planification la règle des 1/3 ou du ½ sur ma bouteille relais. Le bi ne sera pas pris en compte et sera donc ma marge de sécurité.

Par ailleurs, la plongée est aussi un moment de partage, en surface et sous l’eau. J’aime ces moments de préparation avec les copains où on se délecte d’avance de la plongée que l’on va faire, ensuite vient l’immersion et ce double effet kiss cool des sensations que l’on emmagasine, de la communication avec ses binômes puis enfin, la délivrance quand on fait surface et que l’on peut se repasser le film et chacun y va de son grain de sel. Ça ne se termine pour ma part qu’ici, sur ce blog, où je continue de faire vivre ma plongée avec mes binômes et vous chers lecteurs, amis ou inconnus mais tout aussi passionnés que je le suis.

 Bien sur le projet de plongée à Budapest n'est que partie remise et j'espere bien vous relater cette aventure très bientôt. 

Il va aussi falloir que que je trouve où et comment acquerir des penilex en quantité suffisante.

Publié dans Cave

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