Un retour aux sources

Publié le par Satyre

Cave Chatillon-sur-Seine Douix 20110409-03

Un retour à la Douix de Chatillon est un peu comme un pèlerinage, un retour aux origines. En effet, c’est dans cette source que la Phacochère Team fut portée sur les fonds baptismaux.

La première date que nous avions retenue était le WE des 18 et 19 juin 2011. Nous avions invité pour l’occasion Barbuzard et Sébastien Willem. Ce dernier avait pour défi de transformer notre équipe de laboureurs en esthète du trim. Hélas, ce beau projet a fait pchitttttt ! Ce WE là avait été réservé par la commission souterraine de la FFESSM d’Ile de France. Les échanges mail avec Bruno Mégessier ont été cordiaux mais il aurait été nécessaire de nous insérer dans une logique/démarche fédérale incompatible avec l’esprit sans prise de tête de nos plongées.

Une autre date est arrêtée, et même si nos guest-stars ne sont pas disponibles, la Phacochère Team sera elle au RDV. Nous plongerons le 09/07/2011 soit exactement 7 mois après notre rencontre qui date du 09/12/2010.

Je suis sur les rotules et quand je me rends compte que depuis la capitale auvergnate il faut 5h de route pour rallier les sources de la Douix. Je ne suis pas en état de faire la route de nuit et me lever un jour de plus à 4h du mat va être difficile. Je préviens donc les copains que je suis forfait pour la plongée du matin et que je les rejoindrai pour l’apéro et la deuxième plongée de la journée.

Vendredi 08/07, je suis debout à 4h du matin pour une journée de travail à l’usine de Roanne. Le hic, c’est qu’en venant sur Roanne en début de semaine, j’ai laissé tout mon matériel de plongée à Clermont-Ferrand. Résultat, après une journée de dur labeur, me voilà contraint de rentrer sur Clermont. 

Samedi 09/07, mon réveil sonne. Il est 7h00 du mat. Mais pour une raison inconnue, il m’est impossible de me lever. Je traine au lit, puis me rendors pour me réveiller en sursaut vers 9h30. Zut, je ne suis pas en avance. Je charge la voiture fissa et je file direction Chatillon. Dieu merci, il fait beau. Ceci dit, je n’ai que de la Nationale. Les copains me passent un coup de fil et je les informe de mon heure d’arrivée.

J’arrive à Chatillon-Sur-Seine à 15h00. Les loustics n’en peuvent plus. Quand, je gare, ils sont déjà habillés. Je les suspecte d’être sur le point d’aller plonger sans plus m’attendre. Je fais la connaissance de la femme de Dominique : « Bonjour Madame ».

S’en suit une séance d’habillage cocasse, qui voit Ludo plonger sa main dans ma combinaison et aller farfouiller au niveau de mon entrejambe pour dégager le tuyau de ma purge pipi. L’absence de photo compromettante nous permet à tous les deux de conserver notre crédibilité si nous venions à être tentés par une carrière politique.

Il n’y aura pas de vidéo cette fois-ci. Ludo n’a pas jugé opportun de sa caméra. Le niveau de la Douix est bien bas. Là où sept mois plutôt, l’eau coulait à flots, il ne reste plus que de petits filets. Les copains sont allés voir les cloches ce matin, cet après-midi nous irons donc jusqu’à la trémie de fin. On se met à l’eau  comme toujours sous le regard éberlué des badauds. On descend dans la diaclase mais quand on arrive au venturi, il n’y a aucun doute, il n’y a pas de courant. Etonnamment, j’ai du mal à passer. Ca frotte et ça racle de partout. Je n’y comprends rien. Il n’y a pas de courant mais ça ne passe pas ! Ai-je donc grossi ? Je finis par me faire une raison. Le courant étant moins important, les galets ont tendance à s’amasser à l’entrée. Le plus rassurant, c’est que mes amis aussi ont du mal à passer.

On se promène d’abord dans la salle des vaguelettes. L’avantage de plonger dans une cavité déjà explorée, c’est qu’on prend plus le temps de regarder et admirer. Nous progressons jusqu’au trou du hibou. Le passage de cette restriction est toujours sympa. On poursuit notre route. Je me régale vraiment en observant les ambiances et les sculptures minérales. On arrive à la trémie et on tourne autour du chantier de désobstruction. Ça n’a pas l’air d’avoir avancé beaucoup. On repart ensuite par la galerie secondaire et direction la sortie. On ne sent absolument pas le jus. Quarante minutes après le début de notre immersion, nous referons surface, contents.

Cependant, la plongée n’est terminée que lorsqu’on est au sec et déséquipé. Alors que je suis encore dans la vasque dans 50 centimètres d’eau à retirer mes palmes, je bascule sur le dos et je bois la tasse. Mais il n’est pas dit que je devais mourir noyé ce jour.

On se rhabille vite et comme souvent nous allons étancher notre soif au bistrot du coin, cette fois ci envahi par deux groupes de jeunes filles réunies pour des enterrements de jeune fille.

Nos paramètres sont :
Profondeur = 17 mètres
Temps = 40 minutes

 

Conclusion, j’ai fait 8h de route (5h Clermont > Chatillon & 3h Chatillon > Paris) pour 40min de plongée. Mais quand on aime, on ne compte pas et quel plaisir que de partager de superbes plongées avec les copains !

 

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